Au Bon Accueil

vitrine, Paris, bar, bistrot, restaurant, au bon accueil, boulevard de charonne,
Bar « Au bon accueil » Restaurant

Bar – restaurant « Au Bon Accueil » – boulevard de Charonne, Paris

Georges Brassens – Le bistrot

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
L’est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.
Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ premièr’ classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici
Te dépasse.
Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armur’ d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.
Tu trouveras là
La fin’ fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.
Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell’ du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.
Que je boive à fond
L’eau de tout’s les fon-
tain’s Wallace,
Si, dès aujourd’hui,
Tu n’es pas séduit
Par la grâce.
De cett’ joli’ fé’
Qui, d’un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu’en bas,
Bien en place.
Ces trésors exquis,
Qui les embrass’, qui
Les
Publicités

la femme à barbe

femme, femme à barbe, portrait, cigarette, fume-cigarette,
la femme à barbe au fume-cigarette

« La femme à barbe » de Guy de Maupassant interprété par Jean-Louis Murat

Quand le vilain paillasse eut fini sa parade,
J’entrai. Je vis alors debout sur une estrade
Une fille très grande en de pompeux atours
Que des gouttes de suif tachait comme des larmes.
Roide ainsi qu’un soldat qui présente les armes,
Elle avait le nez fort et courbé des vautours.
Elle était pourtant jeune – une barbe imposante
Lui couvrait le menton, noire, épaisse et luisante.
L’étonnement me prit, puis je voulus savoir !
Je l’invitai d’abord à dîner pour le soir.
Elle y vint, elle était habillée en jeune homme !
Un frisson singulier me courut sur la peau ;
La fille était fort laide et cet homme assez beau.

Moi, je m’assis en face un peu timide, et comme
Si j’allais me livrer à quelques accouplements
Monstrueux… Je sentais venir par moment,
Regardant cette fille aux formes masculines,
Un besoin tout nouveau de choses libertines,
Des curiosités de plaisirs que l’on tait,
Et des frissons de femme à l’approche du mâle.
J’avais la gorge aride et mon cœur palpitait ;
Je me vis dans la glace et me trouvai très pâle ;
Ces malsaines ardeurs me troublaient malgré moi.
Elle but comme un homme et se grisa de même ;
Et puis jetant ses bras à mon cou – Viens, je t’aime,
Mon gros chéri, dit-elle, allons-nous en chez toi.

À peine fûmes-nous arrivés dans ma chambre,
Elle ouvrit ma culotte et caressa mon membre,
Puis se déshabilla très vite. Deux boutons
D’une chair noire et sèche indiquait ses tétons.
Elle était jaune, maigre, efflanquée et très haute.
Sa carcasse montrait les creux de chaque côte.
Pas de seins, pas de ventre – un homme, avec un trou.
Quand j’aperçus cela je me dressai debout ;
Mais elle m’étreignit sur sa poitrine nue,
Elle me terrassa d’une force inconnue,
Me jeta sur le dos d’un mouvement brutal,
M’enfourcha tout à coup comme on fait un cheval,
Et dans son vagin sec elle enserra ma pine.

Sa grande barbe noire ombrageait sa poitrine ;
Son masque grimaçait d’une étrange façon ;
Et je crus que j’étais baisé par un garçon !…

Rapide, l’œil brillant, acharnée et féroce,
Elle allait, elle allait, me secouant très fort.
Elle m’inocula sa jouissance atroce
Qui me crispa les os comme un spasme de mort ;
Et puis tordue, avec des bonds d’épileptique,
Sur ma bouche colla sa gueule de sapeur
D’où je sentis venir une chaude vapeur
De genièvre, mêlée au parfum d’une chique.
Pâmée, elle frottait sa barbe sur mon cou,
Puis soudain redressant sa grande échine maigre,
Elle se releva, disant d’une voix aigre,
– Nom de Dieu, que je viens de tirer un bon coup !

Demain j’arrête !

amoncellement de bouteilles vides. Collecte de verre,
C’est décidé : demain j’arrête !

Boris Vian – Je bois !

Je bois
Systématiquement
Pour oublier les amis de ma femme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier tous mes emmerdements
Je bois
N’importe quel jaja
Pourvu qu’il fasse ses douze degrés cinque
Je bois
La pire des vinasses
C’est dégueulasse, mais ça fait passer l’temps
La vie est-elle tell’ment marrante
La vie est-elle tell’ment vivante
Je pose ces deux questions
La vie vaut-elle d’être vécue
L’amour vaut-il qu’on soit cocu
Je pose ces deux questions
Auxquelles personne ne répond
Et
Je bois
Systématiquement
Pour oublier le prochain jour du terme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier que je n’ai plus vingt ans
Je bois
Dès que j’ai des loisirs
Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule
Je bois
Sans y prendre plaisir
Pour pas me dire qu’il faudrait en finir
Je bois
Dès que j’ai des loisirs
Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule
Je bois
Sans y prendre plaisir
Pour pas me dire qu’il faudrait en finir

Tomber des cordes

autouroute, voiture, pluie, orage, Allemagne, drache,
Bundesautobahn 3 | Westerwald, Deutschland

Autoroute A3, Allemagne

« Tomber des cordes » – Pleuvoir très fortement. Expression populaire qui signifie pleuvoir très fortement, le mot cordes traduisant l’effet visuel des gouttes d’eau, tombant de façon très rapprochée, et qui forment alors comme des cordes tombant du ciel.

Kraftwerk – Autobahn

Angèle aux Ardentes

Angèle, Angèle Van Laeken, concert, festival, les Ardentes, Liège, chanteuse, pop
Angèle
Angèle, foule, concert, festival, les Ardentes, Liège, chanteuse, pop
Angèle aux Ardentes
Angèle, Angèle Van Laeken, concert, festival, les Ardentes, Liège, chanteuse, pop
Angèle
Angèle, Angèle Van Laeken, concert, festival, les Ardentes, Liège, chanteuse, pop
Angèle

Angèle au festival les Ardentes à Liège, le dimanche 8 juillet 2018

C’est en diable rouge que la nouvelle égérie pop belge Angèle s’est présentée devant le public ravi de la plaine archicomble du festival les Ardentes. Un concert doucement chaloupé, idéal pour onduler par une chaleur caniculaire.

Angèle sera de retour à Liège pour présenter son premier album « Brol » le 3 novembre à la Caserne Fonck. Angèle à la Caserne Fonk

Angèle – Je veux tes yeux

Marc Ribot’s Ceramic Dog | Jazz à Liège

Marc Ribot Portrait
Marc Ribot
Shahzad Ismaily
Shahzad Ismaily (basse, claviers, Moog,…) | Marc Ribot’s Ceramic Dog
Ches Smith
Chess Smith (drums, percussions) | Marc Ribot’s Ceramic Dog
Marc Ribot
Marc Ribot’s Ceramic Dog au festival Jazz à Liège

Marc Ribot’s Ceramic Dog au festival Jazz à Liège, le 4 mai 2018 à la Cité Miroir.

Marc Ribot’s Ceramic Dog fut sans doute le moment le plus puissant de l’édition 2018 du festival Jazz à Liège. Marc Ribot et ses deux complices, Shahzad Ismaily et Chess Smith, nous ont emportés dans une charge musicale anarcho-révolutionnaire – punk, funk, jazz, rock, blues… – héroïque : un appel à la résistance contre Trump. « Nous allons utiliser le micro qui nous est remis en tant que musiciens pour amplifier les voix de la rage dans notre communauté. » Mission accomplie !

« We live in Brooklyn. Every day, Federal US Immigrations and Customs Agency (aka ICE, aka La Migra), send armed thugs into our neighborhoods in unmarked cars on raids to drag parents from children (many of whom are US citizens), and lock our friends, neighbors, and co-workers into prisons where they rot for as long as ICE sees fit. As long as that is the case, we are going to use the microphone handed to us as musicians to amplify the voices of rage in our community.

So: “Fuck La Migra!”

We recognize the right of tyrannized people to fight back! (…)

We encourage people to:
Build local networks of resistance.
Support organizations acting to stop Trump’s attacks. »
– Marc Ribot’s Ceramic Dog « Fuck La Migra » album Ceramic Dog / YRU Still Here?

Marc Ribot’s Ceramic Dog – Live on KEXP

Tamino | Reflektor

portrait Tamino, Tamino-Amir Moharam Fouad, musicien, singer-songwriter, © Dominique Houcmant Goldo
Tamino
tamino, concert, live, Reflektor, Liège, © Dominique Houcmant Goldo
Tamino en concert au Reflektor, Liège le 18.04.2018

Le jeune singer-songwriter belgo-égyptien Tamino était en concert au Reflektor à Liège, le 19 avril 2018. Une musique et un chant profonds et habités.

Tamino – Habibi