le grand dîner

terrasse de restaurant sous la neige
Ils ne viendront plus maintenant…

Le grand dîner – Dick Annegarn (1974)

Six heures du soir, ils vont arriver
Je vais m’asseoir me reposer
Pour avoir l’air décontracté je vais me raser
Je crois que je sens un peu les légumes
Je vais mettre mon costume
Oh puis non, ils vont rire de moi comme l’autrefois…
Que j’avais ciré mes chaussures pour aller en voiture

Mes amis ne sont jamais à l’heure
I ls ont toujours à faire
Mais ils ne repartent jamais de bonne heure
A llez encore un verre

Jean et Mariane, Suzanne et François
Robert et Daniéle, Joélle et Michel
Il n’en manque qu’un, j’ai dressé pour neuf
Le neuviéme c’est qui, ah oui c’est le veuf
Le veuf c’est moi et j’attends
Pendant que je bois mon troisiéme verre de vin blanc

Mes amis ne sont jamais à l’heure
Ils ont toujours à faire
Mais ils ne repartent jamais de bonne heure
Allez encore un verre

Il se fait tard, pourvu qu’ils viennent
Tout le caviar je l’ai donné à la chienne
Et si ça continue les bouteilles seront vides
Je crois que je vais partir en Floride
Une table vide que je préside
C’est le bide

Mes amis ne sont jamais à l’heure
Ils ont toujours à faire
Mais ils ne repartent jamais de bonne heure

Allez encore un verre

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Au Bon Accueil

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Bar « Au bon accueil » Restaurant

Bar – restaurant « Au Bon Accueil » – boulevard de Charonne, Paris

Georges Brassens – Le bistrot

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
L’est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.
Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ premièr’ classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici
Te dépasse.
Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armur’ d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.
Tu trouveras là
La fin’ fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.
Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell’ du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.
Que je boive à fond
L’eau de tout’s les fon-
tain’s Wallace,
Si, dès aujourd’hui,
Tu n’es pas séduit
Par la grâce.
De cett’ joli’ fé’
Qui, d’un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu’en bas,
Bien en place.
Ces trésors exquis,
Qui les embrass’, qui
Les

la Taverne de Trooz

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La Taverne de Trooz – brasserie, restaurant

La Taverne de Trooz – brasserie, restaurant -, l’endroit à éviter !

Voici un endroit qui en apparence à tout de l’endroit sympathique – de l’intérieur rustique avec sa belle collection d’anciennes plaques émaillées jusqu’aux moustaches du patron -. Las, le petite renommée du lieu a sans doute tourné la tête à cette maisonnée. Ecoutez mon histoire …
Nous étions quatre amis et nos estomacs criaient, … en route donc vers cette gargotte où nous avions bien pris soin de réserver pour 20 heures précises. Première déconvenue à notre arrivée, accueil par un nerveux mouvement d’humeur nous signifiant qu’il n’y avait plus de place, arguant notre réservation on nous trouve néanmoins une table où les convives en sont au café. Une heure d’attente sur la terrasse fumeur …
A 21 heures, nous voici à table, sans empressement on prend notre commande : soupe pour tout le monde et pour moi la côte à l’os irlandaise spécialité de la maison (bien saignante évidemment), pour le vin ce sera un Croze Hermitage (excellent). Arrive le potage au cresson et deuxième déconvenue : mon bol est moitié plein que celui des autres. Je le signale à Marie-Thérèse (la patronne) qui me répond que ce n’est pas elle qui remplit les assiettes …
Arrive ensuite la côte à l’os, aspect moyen, j’attaque et déception, la voilà sèche et trop cuite ! Re Marie-Thérèse qui me dit qu’au centre elle sera rouge ! … je taillade donc la bête jusqu’en son milieu et si du rouge il y avait, du sang il n’y en avait point, la pièce aurait pu être pressée par l’incroyable Hulk lui même qu’aucune goutte de rien n’aurait été recueillie. Un morceau de viande déjà cuit qui aurait séjourné une semaine au frigo et que l’on aurait réchauffé au micro-onde avant de le jeter 2 secondes dans une poêle avec une franche poignée d’herbes de Provence histoire de noyer le poisson … Mon repas sera donc fait de très bonnes frites et d’une garniture salade.
Alors qu’à la table voisine, le fils de la maison renversait un café sur 2 convives tout de blanc vêtus, arrive Didier Marck, le patron aux moustaches et à l’air faussement bonhomme, auquel je fais part de ma déception. Et là, sublime bouquet final, je reçois une salve de sarcasmes, de mépris et d’arrogance, me disant que personne ne se plaignait, que tout le monde était content et qu’en somme j’étais un con ! …
Mais comment a-t’il deviné ? ;o)

Pierre Perret – Le tord-Boyaux